L’échec de Google+ confirmé en interne par un ingénieur

C’est Steve Yegge, ingénieur logiciel chez Google qui a posté le 12 octobre 2011 un mémo destiné à l’origine à ses collègues sur Google+ disant que c’est une excellent exemple de… l’échec total des dirigeants de la société à comprendre les plate-formes (source ZDNet). Google+ semble donc être aussi mal accueilli en interne. 

Pour Steve Yegge, le succès très limité de Google+ serait dû à :

  • l’absence d’API au moment du lancement,
  • manque d’intérêt personnel des dirigeants de Google (Eric Schmidt a ouvert son compte le 12 octobre 2011 pou rendre hommage à Steve Jobs)

Il faut dire que après la hausse de fréquentation suite à son ouverture publique le 20 septembre 2011, Google+ a accusé une baisse de 60 %.

Mots forts du mémo de Steve Yegge :

  • “Google+ est une réaction réflexe, une étude pensée à court terme”,
  • “La plate-forme Google + est un coup pathétique“,
  • “Google+ est un bon exemple de notre échec complet à comprendre les plateformes en partant du sommet de la hiérarchie (Larry, Sergey, Eric, Vic…) jusqu’aux plus petits contributeurs”,
  • Nous n’avons pas de Steve Jobs chez Google” ,
  • Une plate-forme a besoin d’une killer app“,

mais aussi :

  • J’adore travailler chez Google et j’aime particulièrement le fait que je puisse publier ce genre de post aussi incendiaire“.

Le gouvernement instaure un médiateur des télécoms “impartial”

Le gouvernement français a présenté, mercredi 24 août, une ordonnance qui prévoit notamment la mise en place d’un médiateur indépendant en cas de désaccord entre les opérateurs télécoms et leurs clients, et qui encadre l’utilisation des “cookies”, ces fichiers qui consignent les habitudes des internautes.

Cette ordonnance, présentée en conseil des ministres par le ministre de l’industrie, Eric Besson, transpose des directives européennes relatives au secteur des télécoms. Elle “sera publiée au Journal officiel dans les tout prochains jours”, a indiqué son cabinet à l’Agence France-Presse.

Ce texte prévoit plusieurs modifications de la législation en vigueur pour le secteur. Ainsi, il indique que “tout fournisseur d’un service de communications électroniques (…) est tenu d’instituer un médiateur impartial et compétent auquel ses clients peuvent s’adresser en cas de différend relatif aux conditions de leur contrat ou à l’exécution [de celui-ci]”. Les opérateurs ont déjà instauré, de leur propre chef, un “médiateur des télécoms” commun qu’ils rémunèrent. Il avait été saisi de 3 500 plaintes en 2010. “Les modalités d’intervention du médiateur doivent être facilement accessibles, rapides, transparentes pour les deux parties et confidentielles”, selon l’ordonnance.

Celle-ci renforce par ailleurs la protection de la vie privée sur la Toile et s’attaque aux spams. Sans consentement, “la prospection directe au moyen de systèmes automatisés d’appel, d’un télécopieur ou de courriers électroniques” est ainsi interdite, selon le texte.

ENCADREMENT DES COOKIES, ET NEUTRALITÉ DU NET

Les “cookies”, ces petits fichiers qui suivent à la trace l’internaute et permettent de cibler très finement la publicité, sont également encadrés. L’internaute doit être informé au préalable de l’installation d’un cookie sur son ordinateur, puis de sa lecture par des sites Web. A chaque fois, il doit exprimer son accord. Mais le texte concède toutefois aux sites en ligne, qui se financent grâce à la publicité ciblée, que cet accord peut aussi être donné de façon automatique par le biais des réglages par défaut du navigateur, ce qui ôte une part de la marge de manœuvre personnelle.

Enfin, l’ordonnance prend plusieurs dispositions “afin de promouvoir la neutralité des réseaux”, c’est-à-dire garantissant un accès égal et sans discrimination à tous les services, quel que soit l’internaute, a souligné M. Besson en la présentant en conseil des ministres.

D’une part, le régulateur du secteur, l’Arcep, obtient une nouvelle compétence : il va pouvoir régler des différends opposant les opérateurs télécoms aux fournisseurs de services sur le Web, comme Dailymotion, YouTube ou Facebook, notamment sur les restrictions d’accès, filtrages ou blocages.

La transition “douce” d’Apple

Steve Jobs, co-fondateur du groupe américain d’informatique Apple, a lâché les rênes de l’entreprise, mercredi 24 août. Après l’annonce de la démission du patron, notamment connu pour ses “keynotes” l’action à chuté de 5,3 %, dans les échanges électroniques suivant la clôture de la bourse de New York. Mais ce départ peut-il amorcer un déclin de l’entreprise ?

M. Jobs prend du champ avec une entreprise est dans une excellente santé économique. La capitalisation boursière du groupe s’élève à 346 milliards de dollars (239,7 milliards d’euros). La marque à la pomme est même temporairement devenue la compagnie la plus chère au monde début août, passant devant le géant pétrolier ExxonMobil à la Bourse de New York, avant de revenir à la deuxième place.

A la fin du mois de juillet, le groupe informatique a également largement dépassé les attentes du marché, annonçant un bénéfice net plus que doublé au troisième trimestre pour s’établir à 7,3 milliards de dollars (5,16 milliards d’euros), soit une hausse de 125 %. Le chiffre d’affaires, en augmentation de 82 % à 28,6 milliards de dollars, a lui aussi éclipsé les prévisions des analystes.

STRATÉGIE DE MOYEN TERME ESQUISSÉE

La transition avec Tim Cook est par ailleurs déjà assurée. A 55 ans, Steve Jobs a survécu à un cancer du pancréas et il était en congé maladie depuis le 17 janvier, confiant l’intérim à la direction à M. Cook. Selon le site Market Watch, les investisseurs demeurent confiants sur la capacité de Tim Cook a innover. “Apple a non seulement survécu à Steve Jobs, mais elle continue à prospérer”, souligne l’investisseur Timothy Ghriskey.

“La plus grande création de Steve Jobs n’est pas un produit Apple, c’est Apple elle-même”, souligne pour sa part le blog spécialisé Daring Fireball. La marque de fabrique de l’entreprise se décline désormais en de nombreux produits, des ordinateurs aux terminaux mobiles. Au cours du troisième trimestre, le groupe américain a vendu 20,34 millions d’iPhone au lieu des 17 à 18 millions attendus par le marché. Il a également commercialisé 9,25 millions d’iPad et 3,95 millions d’ordinateurs Mac. Les ventes des baladeurs iPod ont en revanche continué à décliner sur un an, de 20 % à 7,54 millions d’unités. Avec l’App Store, Apple essaie également d’étendre son écosystème d’applications à l’ensemble de ses appareils.

La stratégie à moyen terme du groupe a enfin été largement esquissée. Avant le départ de Steve Jobs, la présentation d’un nouveau smartphone de la marque, l’iPhone 5, est attendue pour septembre. La troisième mouture de l’iPad pourrait sortir en 2012. La firme à la pomme veille aussi à investir de nouveaux marchés stratégiques, comme les marchés émergents.

Tim Cook reprend toutefois les rênes de l’entreprise dans un contexte plus difficile qu’en 2007, au moment du lancement de la première version de l’Iphone. Dans le domaine stratégique de la téléphonie mobile, le secteur se concentre, notamment après l’annonce du rachat de Motorola par Google, pour plus de 12 milliards de dollars. La guerre sur mobiles se tient même dans les tribunaux, Apple et Samsung s’étant lancés dans une série de batailles judiciaires, pour violations de brevets.

TNT : le gouvernement projette de changer de technologie

Un tel changement retarderait de plusieurs années le lancement de toute nouvelle chaîne TNT, dont les chaînes bonus, et notamment le projet controversé de nouvelle chaîne en clair de Canal Plus. L’information vient d’être confirmée par le cabinet du ministre de l’industrie Eric Besson.

Le gouvernement étudie un moyen de reporter de plusieurs années le lancement de nouvelles chaînes sur la TNT. Il songe à imposer une nouvelle norme pour la diffusion de toute future chaîne, le DVB-T2. Or, aucun foyer ne possède aujourd’hui de décodeur supportant le DVB-T2. Cela signifie donc que toute nouvelle chaîne devrait de facto attendre plusieurs années que les Français s’équipent de nouveaux décodeurs.

Concrètement, tout début août, le ministère de l’Industrie a envoyé à la Commission européenne -et sans l’annoncer publiquement- un projet d’arrêté ministériel (reproduit ci-dessous) signé par trois ministres : François Baroin, Frédéric Mitterrand et Eric Besson. Bruxelles a trois mois pour donner son feu vert, ce qui nous mène au 10 novembre. Ce lundi à 16h38, le cabinet du ministre de l’industrie Eric Besson a confirmé l’information de “La Tribune” à l’AFP : “La France a notifié à Bruxelles un projet d’arrêté instaurant (…) cette nouvelle norme de diffusion”, dite DVB-T2, déjà en vigueur dans des pays comme la Suède, la Grande-Bretagne ou l’Italie”.

En pratique, ce projet d’arrêté impose la norme EN 300 755 (référence du DVB-T2) pour la diffusion de toutes les chaînes TNT, à l’exception des chaînes déjà diffusées. Paris a accompagné sa demande d’une lettre explicative (reproduite ci-après), qui indique : « l’arrêté présentement notifié a pour résultat de changer, pour les multiplexes [Ndlr : fréquence sur laquelle sont diffusées plusieurs chaînes numériques] qui seront autorisés après l’entrée en vigueur de l’arrêté, les caractéristiques techniques de la diffusion par voie hertzienne numérique terrestre des services de télévision. Il est notamment exigé que la diffusion de ces services concernés soit conforme aux spécifications de la norme EN 300 755. Cette norme permet une utilisation plus optimale de la ressource hertzienne. Elle a déjà été introduite dans trois pays européens, et adoptée dans de nombreux autres pays hors de l’Europe. Pour introduire progressivement cette norme sur le territoire français, il est prévu de l’utiliser pour les services diffusés sur les multiplexes qui seront autorisés après l’entrée en vigueur de l’arrêté ».

En pratique, si cet arrêté est publié, cela reportera de plusieurs années les chaînes bonus sur la TNT de TF1, M6 et Canal Plus. C’est surtout le projet de Canal Plus -une chaîne gratuite généraliste- qui avait suscité une levée de boucliers de la part de M6 et surtout TF1, qui a fini par convaincre un gouvernement initialement favorable aux chaînes bonus.

Imposer le DVB-T2 apporterait donc une solution au casse-tête des chaînes bonus. Casse-tête car il était juridiquement très difficile d’enterrer ces chaînes bonus, qui sont un droit inscrit dans la loi. Mais certains craignent que cette solution DVB-T2 ne soit pas très solide juridiquement. En effet, Canal Plus pourrait très bien contester cet arrêté devant le Conseil d’Etat, en arguant que cet arrêté a pour réel but de la spolier de sa chaîne bonus. Et, de l’aveu même de certains conseillers ministériels, Canal l’emporterait sans doute.

Interrogé, le ministère de l’Industrie a répondu : « l’objectif de cette notification est que l’ensemble des options soient ouvertes, en vue des arbitrages qui restent à prendre par le Gouvernement. Il s’agit d’une notification à titre conservatoire. Aucun arbitrage n’a été rendu à ce jour ».

Le ministère souligne que, concernant les chaînes TNT déjà existantes, « aucun changement de norme de diffusion n’est à l’ordre du jour au cours des prochaines années. Les ménages qui se sont équipés au cours des dernières années pour recevoir la TNT continueront bien entendu à les recevoir, dans les mêmes conditions, au cours des prochaines années, sans aucune modification. Les Français n’auront pas à changer leur téléviseur ou leur adaptateur pour continuer à recevoir la TNT ».

La reproduction du contenu de la lettre

Message 001

Communication de la Commission - SG(2011) D/51934
Directive 98/34/CE
Notification

N’ouvre pas de délais
(MSG: 201101934.FR)

1. Ligne d’Information Structurée
MSG 001 IND 2011 0426 F FR 09-08-2011 F NOTIF
2. Etat Membre
F
3. Service Responsable
Délégué interministériel aux normes - SQUALPI - Bâtiment Le Bervil - 12, rue Villiot -
75572 PARIS Cedex 12
d9834.france@finances.gouv.fr
tél : 01 53 44 98 24
3. Département d’Origine
Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS)
Service des technologies de l’Information et de la Communication (STIC)
12, rue Villiot
75572 Paris CEDEX 12
4. Numéro de Notification
2011/0426/F - V00T
5. Dans le titre
Arrêté… du… modifiant l’arrêté du 24 décembre 2001 relatif à la télévision numérique hertzienne terrestre fixant les caractéristiques des signaux émis
6. Produits Concernés
Les services de communication audiovisuelle diffusés par voie hertzienne numérique terrestre (services de télévision numérique terrestre).
7. Information indiquant si la notification s’inscrit dans le cadre d’un autre texte communautaire
-


8. Contenu Principal

La modification de l’arrêté du 24 décembre 2001 présentement notifiée a pour résultat de changer, pour les multiplexes qui seront autorisés après l’entrée en vigueur de l’arrêté modificateur, les caractéristiques techniques minimales auxquelles doivent être conformes les signaux émis pour la diffusion par voie hertzienne numérique terrestre des services de télévision.

Cet arrêté fait référence à des normes européennes définies dans le cadre du projet “Digital Video Broadcasting” et homologuées par l’ETSI. Il est notamment exigé que la diffusion de ces services concernés soit conforme aux spécifications de la norme EN 300 755.
9. Motivation Succincte
Le choix de la norme EN 300 755, dont les spécifications ont été publiées par l’ETSI en septembre 2009, permet une utilisation plus optimale de la ressource hertzienne. Cette technologie a déjà été introduite dans trois pays européens, et adoptée dans de nombreux autres pays hors de l’Europe.

Pour introduire progressivement cette norme sur le territoire français, il est prévu de l’utiliser pour les services diffusés sur les multiplexes qui seront autorisés en métropole après l’entrée en vigueur de l’arrêté modificateur. Suite à la fin du processus d’extinction de la télévision analogique en France, le 30 novembre 2011, les fréquences libérées permettront en effet le lancement de nouveaux multiplexes de télévision numérique terrestre.

Par soucis de cohérence, le codage vidéo du signal pour ces services sera par ailleurs conforme à la norme ISO/IEC 14496-10, la norme plus ancienne et moins efficace ISO/IEC 13818-2 devant s’éteindre selon les estimations de l’ensemble des acteurs à compter de 2015.


10. Documents de Référence - Textes de Base

Références aux textes de référence: Le texte notifié modifie l’arrêté du 24 décembre 2001 relatif à la télévision numérique hertzienne terrestre fixant les caractéristiques des signaux émis précédemment notifié.
L’arrêté mentionné ci-dessus, ainsi que le projet d’arrêté modificatif présentement notifié, sont pris en application de l’article 12 de la loi N° 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication.
Les textes de référence doivent être envoyés dans le cadre de précédente notification: 2001/288/F


11. Urgence

Non
12. Motifs de l’Urgence
-
13. Confidentialité
Non
14. Mesures Fiscales
Non

15. -

16. Aspect OTC

Non - Le projet est en conformité avec une norme internationale.

Aspect SPS

Non - Le projet n’est pas une mesure sanitaire ou phytosanitaire.

Catherine Day
Secrétaire général
Commission européenne

Point de contact Directive 98/34
Fax: (32-2) 296 76 60
email: dir83-189-central@ec.europa.eu

Arrêté du … portant modification de l’arrêté du 24 décembre 2001 relatif à la télévision numérique hertzienne terrestre fixant les caractéristiques des signaux émis

Projet d’arrêté modificateur

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, la ministre de la culture et de la communication et le secrétaire d’Etat à l’industrie,

Vu la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information, et notamment la notification n° …. du … ;

Vu la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment son article 12 ;

Vu l’arrêté du 24 décembre 2001 relatif à la télévision numérique hertzienne terrestre fixant les caractéristiques des signaux émis ;

Vu l’avis du Conseil supérieur de l’audiovisuel en date du …,

Arrêtent :

Art. 1er - L’article 2 de l’arrêté du 24 décembre 2001 est ainsi modifié :

1° Avant le premier alinéa sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

« La diffusion par voie hertzienne numérique terrestre des services est effectuée conformément à la norme européenne EN 300 755, selon les modalités définies dans le document TR 102 831.

La synchronisation des réseaux isofréquences est effectuée conformément aux spécifications techniques TS 102 773.

Par dérogation aux deux alinéas précédents, hors de la métropole ou sur une ressource radioélectrique assignée à une société dont la première autorisation au titre de l’article 30-2 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée est antérieure à l’entrée en vigueur de l’arrêté du … portant modification du présent arrêté : »

2° Le quatrième alinéa est ainsi rédigé : « - La diffusion… » (le reste sans changement).

3° Le cinquième alinéa est ainsi rédigé : « - La synchronisation… » (le reste sans changement).

Art. 2 - L’article 3 de l’arrêté du 24 décembre 2001 est ainsi modifié :

1° Avant les mots « en métropole » sont insérés les mots « pour les services distribués ».

2° Après les mots « en métropole » sont insérés les mots « par une société dont la première autorisation au titre de l’article 30-2 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 est antérieure à l’entrée en vigueur de l’arrêté du … portant modification du présent arrêté »

Fait à Paris, le …

Le ministre de l’économie,
des finances et de l’industrie,

François Baroin

La ministre de la culture

et de la communication,

Frédéric Mitterrand

Le ministre chargé de l’industrie, de

l’énergie et de l’économie numérique

Eric Besson

Licences 4G : les enchères sont ouvertes

Christine Lagarde et Eric Besson ouvrent officiellement la procédure d’attribution des licences de téléphonie mobile de quatrième génération avec la publication au Journal officiel d’un décret et de quatre arrêtés homologuant les décisions de l’ARCEP et fixant les conditions d’utilisation des fréquences.

La bataille pour les licences de téléphonie mobile de quatrième génération est officiellement lancée en France. L’Etat espère récolter au minimum 2,5 milliards d’euros, dont 1,8 milliard pour les fréquences de 800 Mégahertz (4 lots) et 700 millions pour les fréquences de 2,67 Gigahertz (14 lots).

La quatrième génération de téléphonie mobile (4G) représente une nouvelle étape de la révolution numérique. Elle va permettre de multiplier par 50 le débit de l’Internet mobile. Elle va aussi générer de nouvelles applications comme des services de vidéo en ligne en streaming.

Plusieurs priorités ont été fixées pour l’attribution des autorisations d’utilisation de ces bandes de fréquences :

• L’aménagement numérique du territoire :
- 99,6% de la population, ainsi que l’ensemble des axes routiers prioritaires, devront couverts par tous l’ensemble des opérateurs d’ici 15 ans ;
- 90 % de la population de chaque département devront être couverts d’ici 12 ans.
- Une zone prioritaire, représentant 18% de la population et plus de 60% du territoire de notre pays, bénéficiera d’obligations de couverture dès les premières années.

• L’intensification de la concurrence :
- Dans la bande 2.600 MHz, la procédure d’attribution garantit, sous réserve que les offres des candidats atteignent le prix de réserve, la présence d’au moins 4 opérateurs
- Dans la bande 800 MHz, un mécanisme de plafond garantit qu’aucun opérateur ne pourra disposer de plus de la moitié des fréquences des dividendes numériques. En outre, la procédure incite à l’accueil des opérateurs mobiles virtuels.

Le gouvernement publie les textes suivants au Journal officiel de la République française du mercredi 15 juin :
• Un décret relatif aux redevances d’utilisation des fréquences radioélectriques ;
• Un arrêté relatif aux modalités et aux conditions d’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences dans les bandes 800 MHz et 2,6 GHz ;
• Deux arrêtés homologuant les décisions de l’ARCEP transmises au gouvernement le 31 mai 2011 ;
• Un arrêté relatif aux fréquences ou bandes de fréquences dont les autorisations d’utilisation peuvent faire l’objet d’une cession.

Cette publication ouvre officiellement la procédure d’attribution des licences de téléphonie mobile de quatrième génération. Les opérateurs ont jusqu’au 15 septembre 2011 pour déposer leurs dossiers de candidature pour la bande 2600 MHz et jusqu’au 15 décembre 2011 pour la bande 800 MHz.Source : Les Mobiles.com

La situation concurrentielle des câbles sous-marins aux Antilles en question La situation concurrentielle des câbles sous-marins aux Antilles en question

Préoccupée par la situation de la concurrence sur le marché de l’Internet haut débit aux Antilles, l’Autorité de la concurrence soutient l’Arcep dans sa volonté de réguler le marché des câbles sous-marins.

Le transport des données électroniques (son, voix, images, données…) dans les départements et collectivités d’outre-mer se fait principalement par des câbles-sous-marins qui relient les îles entre elles et à la métropole. Les opérateurs de télécommunications, et notamment les fournisseurs d’accès à Internet (FAI), qui souhaitent proposer des offres à leurs clients sur le marché de détail doivent donc pouvoir accéder à ces câbles sous-marins, qui constituent le marché de gros du transport de données Internet.

Ce marché de gros du transport de données est concentré autour de deux acteurs dans la zone Antilles : France Télécom et le groupe Loret. Ce dernier a notamment remporté une délégation de service public lancée par la Région Guadeloupe pour le déploiement du câble Global Caribbean Network (GCN).

La desserte de Saint-Barthélemy s’effectue uniquement par le câble GCN. En l’absence d’infrastructure concurrente, les FAI sont tenus de passer par ce câble pour proposer à leur clientèle des offres d’accès à Internet haut débit.

Concernant Saint-Martin, qui est desservie par plusieurs câbles, l’Autorité de la concurrence est favorable à une véritable animation concurrentielle du marché par les différents opérateurs, ce que ne semble pas refléter le niveau actuel des prix de gros pour la desserte de l’île.

L’Autorité invite en conséquence l’Arcep à approfondir son analyse concernant la desserte de Saint-Martin et, le cas échéant, à réexaminer de façon plus générale la situation concurrentielle des câbles sous-marins aux Antilles. Un tel exercice ne serait toutefois plus nécessaire si la Région Guadeloupe parvenait à négocier avec son délégataire, GCN, des conditions techniques et tarifaires satisfaisantes.

Source : DOMTOM-ADSL

Association G6

Pour ceux que cela intéresse, il existe une association faisant la promotion et le développement de l’IPv6.

Cette association a pour nom G6

Téléphonie Pro : les principaux forfaits haut de gamme du marché

Régulièrement dans le viseur de l’Association UFC Que Choisir qui dénonce les dérives de leurs pratiques commerciales, les principaux opérateurs téléphoniques français semblent prendre un malin plaisir à brouiller les pistes de leur lisibilité tarifaire.

Leurs offres de forfaits téléphoniques s’adressant aux professionnels n’échappent pas à la règle, avec des offres difficilement comparables entre elles et noyées dans des flots d’options et de limitations d’usage (débit, facturation hors forfait…). Difficile n’étant pas impossible, JDN Solutions en a décortiqué quelques unes.

A l’approche de l’été, Bouygues Télécom a toiletté son catalogue tarifaire qui est maintenant valable jusqu’au mois d’août. Parmi ses principales offres, on trouve notamment ses forfaits Neo Pro 24/7 Référence, Intégral et le dernier-né Platinium, ainsi que ses forfaits Evolutif Pro classique et Fixe 24/24.

Pour 139,9 euros par mois et par ligne (engagement 2 ans), Neo Pro 24/7 Platinium propose les appels illimités fixes/mobiles en France, 3 heures d’appels hors France avec 10 Mo de trafic Web, SMS/MMS illimités tant en France qu’à l’étranger ainsi que l’Internet illimité 24/7 incluant l’option modem pour un trafic maximum de 2 Go/mois, avant réduction du débit de connexion. Le remplacement immédiat (une fois dans l’année) de son terminal - dont l’iPhone - en cas de casse ou de panne est également compris.

Chez SFR, le haut de gamme des forfaits se nomme 24h/24 Premium. Pour 169 euros par mois et par ligne (engagement 2 ans), il comprend les appels voix fixes et mobiles tous opérateurs 24/7 ainsi que les appels voix vers les fixes à l’international de 40 pays ainsi que le mail, SMS/MMS (France et International) et Internet illimité (trafic maximum d’1 Go/mois avant réduction du débit).

Concernant Orange, c’est du côté de l’offre Performance Pro 24/7 qu’il faut se tourner pour l’offre la plus luxueuse. Pour 99 euros avec engagement 2 ans, les communications vers les mobiles en France et les fixes en France, Europe et DOM sont illimitées. 1 000 MMS sont proposés mais la VoIP est en option (15 euros par mois et par ligne). Ce n’est pas le cas chez SFR où elle est incluse dans le forfait 24h/24 Premium et chez Bouygues Télécom dans son Neo Pro 24/7 Platinium, mais également Intégral (à partir de 119,9 euros) et Référence (94,9 euros par mois et par ligne).

Des forfaits iPhone à double détente chez SFR

Dans une gamme de forfaits intermédiaire, Bouygues Télécom propose ses offres Evolutif Pro classique comprenant appels vers les mobiles et fixes avec ajustement automatique par palier de communications de 2h (23 euros) à 20 heures (131 euros), auquel il faut rajouter 9 euros pour le mail et l’Internet illimité et encore 20 euros pour la VoIP et l’accès modem.

Dans la même gamme chez SFR on trouve les Essential et Integral Business. Le premier, tarifé à 29 euros, comprend appels internes fixes et mobiles dans l’entreprise 24/7 et 1 heure d’appels fixes/mobiles en France. Mais la facture s’alourdit de 29 euros lorsque l’on souhaite profiter de tout l’Internet depuis un iPhone. Quant à Integral Business, il propose pour 39 euros cette fois 2 heures d’appels vers les autres fixes/mobiles en France, et les communications entre 6h et 20h - du lundi au samedi - vers tous les fixes et mobiles SFR. Sachant qu’il faudra dans ce cas rajouter 19 euros avec un iPhone.

Un forfait pas si intéressant lorsque l’on possède un iPhone et qu’il sera judicieux de troquer pour un Illimythics Business à 54 euros par ligne et par mois.

Source : Journal du Net

A l’heure où La Réunion ne dispose à ce jour d’aucun datacenter digne de ce nom, mais où plusieurs projets sont en gestation, elle fait déjà parler d’elle sur le site GreenIT.fr. En effet ce jour est détaillé le projet de refroidissement par eau de mer tirée des profondeurs qui a fait l’objet d’un accord entre EDF et la CINOR et les villes de Saint-denis et de Sainte-Marie, communes membres de la CINOR.

Plutôt flatteur d’être comparé à Google avec son projet de datacenter refroidi par eau de mer, un peu plus avancé que le projet réunionnais puisqu’il doit entrer en service durant le 2e semestre 2011, et encore mieux : un datacenter écologique sur un bâteau !!!

Orange : Stéphane Richard voit poindre la fin de l’Internet mobile illimité

A quelques heures des premières tables rondes de l’eG8 Forum, le P-DG d’Orange a réaffirmé sa vision de l’Internet mobile. Face à l’explosion du trafic, Stéphane Richard souhaite qu’une nouvelle approche dans la manière de fixer les prix soit étudiée.

Alors que les « géants » de l’Internet se réunissent à l’occasion de l’eG8 Forum, Stéphane Richard a glissé quelques indiscrétions sur sa vision de l’avenir des réseaux mobiles. Selon lui, la consommation via les smartphones (Data) va connaître une augmentation importante. Il serait donc important de prévoir non seulement de nouveaux investissements mais également de revoir les politiques tarifaires.

Selon AllThingsDigital, le patron d’Orange estime que l’ensemble des acteurs des réseaux (Opérateurs, éditeurs, hébergeurs, constructeurs, prestataires techniques…) ne sont pas suffisamment « incités à gérer correctement et mondialement le trafic ». Il précise : « il est totalement impossible d’absorber une telle explosion du trafic sans faire des investissements massifs dans les équipements et sur les fréquences, mais aussi sans présenter de nouvelles approches en matière de prix ».

Pour rappel, Stéphane Richard avait plusieurs fois tenu des propos similaires. Tout d’abord en 2009, puis l’an dernier, le p-dg d’Orange avait soutenu que la notion d’Internet mobile illimité était « floue, voire ambigüe, sans exclure qu’elle puisse être parfois trompeuse voire mensongère ». Désormais, Orange compte donc à nouveau mettre en avant ce besoin de transparence afin que chaque acteur (y compris les consommateurs) participe à l’accompagnement de cette hausse du trafic.

Plus récemment, lors d’un colloque organisé par l’Arcep, le haut dirigeant avait même plaidé pour la construction d’un « nouvel Internet ». Il souhaitait l’avènement d’un réseau qui ne « serait plus basé sur la gratuité symétrique. Sur le mobile, nous allons devoir faire un effort en matière d’investissement alors que nous supportons une croissance forte des échanges de données. Cette adéquation n’est donc pas valable… » Stéphane Richard militait alors pour la mise en place de nouvelles règles permettant de « donner une prime aux courageux plutôt qu’aux suiveurs… ».

Un Apple du pied ?

Outre cette sortie au sujet de la taille des réseaux et de la stratégie de fourniture de connexions, le patron d’Orange a également critiqué la politique menée par Apple. « Tout le monde parle de neutralité du réseau mais ce principe ne recouvre pas seulement les tuyaux. Lorsque vous avez des acteurs comme Apple qui gèrent une plateforme d’applications et qui décident de ce qui est bon et de ce qu’elle ne veut pas voir, c’est un problème » affirme t-il.

Toujours est-il que malgré ses critiques, Stéphane Richard a confirmé l’intérêt de l’opérateur pour le nouveau standard de cartes SIM d’Apple. Plus petites que les micro-SIM actuelles, ces cartes devraient être développées afin de pouvoir les intégrer dans de prochains appareils électroniques plus fins.

Une confirmation donc puisque la direction des services mobiles d’Orange avait récemment déclaré être « ravie d’apprendre qu’Apple a soumis la semaine dernière de nouvelles demandes auprès de l’ETSI pour une carte SIM plus petite - plus petite que celle de l’iPhone 4 et de l’iPad »…

Source : Clubic.com